Est-il permis à la femme de se couper les cheveux ?

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Objet de l’étude :

Recherches et réflexion sur le caractère licite ou non de la coupe de cheveux pour les femmes. Détermination des limites éventuelles ou conditions à respecter sur ce point.

Plan/Contenu du rapport d’étude :

  • Présentation du problème.
  • Exposition des différents avis émis sur la question.
  • Etude de l’argumentation des savants semblant interdire catégoriquement la coupe des cheveux à la femme musulmane.
  • Synthèse personnelle et conclusion.

Enoncé du problème :

Est-il autorisé à la femme musulmane de se couper les cheveux ? Si non, quelles sont les références interdisant cela… Si oui, jusqu’à quelle limite peut-elle le faire…


Eléments de réponse :

Introduction-

Par rapport à la question des cheveux en ce qui concerne la femme musulmane, ce qu’il convient de relever en premier lieu c’est qu’il y a unanimité des juristes musulmans sur le fait qu’il lui est interdit de se raser la tête, sauf en cas de force majeure (maladie…).

Cette interdiction a été explicitement énoncée par le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) dans un certain nombre de Hadiths, rapportés notamment par Ali (radhia Allâhou anhou) (Nasaï, entre autres…), Aïcha (radhia Allâhou anha) (Tirmidhi, entre autres…) et Ousmâne (radhia Allâhou anhou)(Mousnad Bazzâr , selon Madjmaouz Zawâïd)… Malgré les critiques qui ont été faites concernant l’authenticité de ces différents Hadiths, il n’en reste pas moins que ceux-ci ont été pris en considération par la quasi-totalité des savants et juristes, et la pratique de la communauté musulmane a toujours été en conformité avec l’énoncé de ces Hadiths depuis l’époque de la Révélation, comme le souligne l’Imâm Tirmidhi r.a. dans son recueil de Hadith et Ach Chanqîti dans son « Tafsir » (Réf : « Adhwâ oul Bayân » – Volume 5 / Page 597). Ibnou Hadjar évoque pour sa part qu’il y a « Idjma' » (consensus) de la communauté musulmane sur ce point (Fath oul Bâriy – Volume 3 / Page 565).1

Exposition des avis des savants concernant la coupe des cheveux-

Pour ce qui est de la coupe des cheveux, quand on se réfère aux écrits des savants contemporains qui se sont prononcés sur la question, on constate qu’il y a essentiellement deux positions qui se dégagent :

  • Certains oulémas semblent interdire catégoriquement à la femme musulmane cela. C’est ce qui ressort notamment des écrits de Cheikh Achraf Ali Thânwi r.a. (Réf : « Bawâdir oun Nawâdir » – Pages 372 et suivantes) et de Moufti Abdoul Rahîm Lâdjpoûri (Réf : « Fatâwa Rahîmiyah » – Volume 10 / Pages 321-322).

  • D’autres savants penchent plutôt pour la permission de la coupe des cheveux, sous deux conditions :
      1. Tout d’abord, il ne faut pas que la femme se coupe les cheveux de sorte que cela crée chez elle une ressemblance avec les hommes(sachant que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a maudit celles, parmi les femmes qui imitent les hommes, et réciproquement).
      2. Ensuite, il ne faut pas que la femme fasse cela dans le but d’imiter les non musulmanes (vu que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a sévèrement averti les musulmans contre l’imitation des non musulmans dans ce qui leur est caractéristique).

Dr Abdoul Karîm Zaydân (professeur à l’Université Islamique de Baghdâd, où il a dirigé pendant quelques années la faculté de Droit – Auteur d’un excellent ouvrage compilant les règles du droit musulman en rapport avec la femme suivant les différentes écoles, intitulé « Al Moufassal Fî Ahkâmil Mar’ah », en 11 volumes) (Réf : « Al Moufassal » – Volume 3 / Pages 400 et 401), ainsi que Cheikh Bin Bâz r.a. (anciennement Grand Moufti d’Arabie Saoudite, aujourd’hui décédé) (Réf : « Fatâwah Al Mar’ah » – Pages 165 et 166) partagent cet avis, défendu également par les savants composant la Commission Permanente d’Iftâ d’Arabie Saoudite. (Réf : Avis N° 5/181 et 5/182 de la Commission Permanente). A noter encore que l’opinion de Cheikh Albâni r.a. est aussi très proche de celle-ci (Réf : « Hidjâb oul Mar’atil Mouslimah » – Page 68).

Etude de l’argumentation des savants semblant interdire catégoriquement la coupe des cheveux à la femme musulmane –

Dans les lignes suivantes, notre démarche consistera en une analyse des différents arguments avancés par les savants qui soutiennent le premier avis, à savoir l’interdiction formelle pour la femme de se couper les cheveux… En effet, comme cette question ne relève pas du culte et du rite (« Ibâdate »), en principe, la règle fondamentale qui s’applique ici est celui de la permission originelle (« Al Ibâhat oul Asliyyah »), énoncée explicitement dans le Qour’aane. Toute interdiction prononcée à ce niveau se doit donc de trouver ses justifications dans nos références premières…

A la lecture des écrits des deux illustres savants que sont Cheikh Thânwi r.a. et Moufti Abdoul Rahîm Saheb, on peut distinguer que leur argumentation tourne autour de trois points :

  • Les Hadiths qui interdisent à la femme de se raser la tête ont un sens étendu, et s’appliquent également à la coupe de cheveux. Cette interprétation étendue du terme arabe « Halq » (employé dans les Hadiths en question)(Réf : « Bawâdir oun Nawâdir ») est attribuée par Cheikh Thânwi r.a. à Ibné Noudjaïm Al Misri r.a., le hanafite, qui évoquerait cela dans « Al Achbâh Wan Nadhâïr ».

Concernant ce premier point, j’avoue que je ne suis pas du tout convaincu que le terme « Halq » (se raser), présent dans lesdits Hadiths, désigne également le « Qass ouch cha’r« , c’est à dire à la coupe de cheveux, et ce, pour au moins trois raisons :

  1. Quand on consulte les différents recueils de Traditions ou les ouvrages de Fiqh qui citent les Hadiths interdisant à la femme de se raser la tête, on se rend compte que pratiquement tous les savants les ont placé à l’intérieur du chapitre concernant le pèlerinage (« Kitâb oul Hadj« ), plus précisément dans la partie qui traite des actes mettant fin à l’état de sacralisation (« Ihrâm« ). Cela indique que, dans ces différents Hadiths, l’emphase est mis sur la différence essentielle existant entre l’homme et la femme à ce niveau, à savoir que, contrairement à ce qui est préconisé aux hommes, les femmes, en mettant un terme à l’Ihrâm, ne doivent jamais se raser la tête : Elles ont le devoir de se couper une petite partie des cheveux (« at taqsîr« ). Considérant cela, il n’est donc pas possible de donner au terme « Halq » (raser) le sens de « Qass » (couper), étant donné que le but de ces propos est justement d’opposer les deux notions, en prohibant l’un (rasage de la tête) et en ordonnant l’autre (coupe de cheveux) à la femme… A noter que dans la version du Hadith rapportée par Ibné Abbâs (radhia Allâhou anhou), le rapport d’opposition entre ces deux ordres est très explicite :

    « Les femmes n’ont pas à se raser la tête… Ce qui leur est nécessaire, c’est la coupe des cheveux. »

    (Abou Dâoûd, Dâr Qoutniy, Tabrâniy)

  2. Même si on considère l’éventualité que ces propos du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) ne se limitent pas seulement au contexte du Hadj, le fait est et reste que, pour mettre un terme à l’état de sacralisation, le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a lui même ordonné aux femmes de se couper une petite partie des cheveux, ce qui constitue bien une preuve que les Hadiths interdisant le rasage de la tête ne peuvent être étendus à la simple coupe des cheveux. En effet, comment donc le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) aurait-il ordonné aux femmes de faire quelque chose qu’il aurait lui même prohibé par ailleurs, alors qu’on ne se trouve là dans aucune situation de contrainte ou de nécessité ?… A noter que l’on trouve dans les écrits même de Moufti Abdoul Rahîm Saheb une indication montrant que, selon lui également, la coupe de cheveux n’est pas formellement interdite… Ainsi, il évoque dans une de ses Fatâwa la permission pour la femme de couper ses cheveux si ceux-ci sont deviennent trop longs, au point de descendre en dessous des fesses… Dans ce cas, il autorise de les couper un peu pour les ramener à un niveau « normal », c’est à dire au dessus des fesses. (Réf : « Fatâwa Rahîmiya » – Volume 10 / Page 311) Si les Hadiths interdisant le rasage de la tête prohibaient également la coupe de cheveux, cette interdiction aurait été en vigueur même dans le cas extrême qu’évoque Moufti Abdoul Rahîm Saheb
  3. Il est établi de façon parfaitement authentique dans un Hadith du « Sahîh Mouslim » 2 que les épouses du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) avaient l’habitude de se couper les cheveux, après que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) eut quitté ce monde. Si les Hadiths cités interdisaient complètement la coupe de cheveux, comment auraient-elles pu agir à l’encontre de cela ? 3
  • Le deuxième point avancé pour justifier l’interdiction de la coupe des cheveux tient dans le fait que ce geste constitue une imitation des non musulmanes…

A mon humble avis, ce deuxième argument ne prouve pas également qu’il est strictement interdit à la femme de se couper les cheveux. Tout au plus, ce qu’il permet d’établir, c’est l’interdiction de le faire dans le but d’imiter les non musulmanes. Par contre, le problème reste entier au sujet de la femme qui se coupe les cheveux afin de s’embellir (les critères de l’embellissement – « tazyîne »- varient suivant l’époque et les sociétés…) et de plaire à son mari ou encore afin de faciliter le lavage de ses cheveux durant le bain… D’ailleurs, on peut là encore opposer le fait que les épouses du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) se coupaient les cheveux, et il est évident que leur geste ne peut être assimilé à une imitation des non musulmanes.

  • Enfin, le troisième point, est le fait que la coupe des cheveux pour la femme peut l’amener à ressembler aux hommes et le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a maudit les femmes qui imitent les hommes et inversement. Ce point est cité notamment dans la référence hanafite « Ad Dourroul Moukhtâr », où il est écrit (en ce sens) : « (…) toute femme qui se coupe les cheveux commet un péché et elle est maudite. Il est indiqué de plus dans « Al Bazzâziya » (ouvrage de fiqh hanafite) que (cela s’applique) même si elle le fait avec la permission de son époux. (En effet,) point d’obéissance envers la Créature dans la désobéissance du Créateur. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il n’est pas permis à l’homme d’enlever sa barbe. Et la raison effective (de cette interdiction) est l’imitation de l’homme (…) »
Mais encore une fois, je ne puis m’empêcher de relever que ce principe en soi ne suffit pas pour constituer une base solide justifiant une interdiction totalede la coupe de cheveux. Il est en effet évident que, si on considère que la raison d’être (« Illâh ») de cette prescription (« Houkm ») est l’imitation des hommes, à partir du moment où il n’y a pas imitation, en ce sens qu’une nette distinction existe entre la taille des cheveux de la femme et celles des hommes, l’interdiction n’a plus lieu d’être, en vertu d’un principe bien connu des fondements du Fiqh (« Intifâ oul houkm bi intifâil ‘illah »).

Comme le fait ressortir cette humble analyse personnelle des différents points avancés par les savants interdisant catégoriquement la coupe des cheveux aux femmes, j’avoue ne pas être convaincu par leur argumentation, Wa Allâhou A’lam !


Conclusion :

Sur cette question donc, je partage plutôt l’avis du deuxième groupe de savants, c’est à dire que, selon mon humble opinion, il est permis à la femme de se couper les cheveux, à condition qu’elle ne fasse pas cela pour imiter les non musulmanes dans ce qui leur est caractéristique et qu’elle se garde d’adopter une coiffure qui serait similaire à celle des hommes. Ma position à ce sujet se justifie essentiellement par deux éléments :

    1. Il n’existe, à mes yeux, aucune référence explicite et claire (« Nass ») du Qour’aane ou de la Sounnah authentique qui interdisecatégoriquement à la femme de se couper les cheveux.
    2. Il y a au contraire un Hadith authentique qui rapporte que les épouses du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) se coupaient les cheveux jusqu’à une certaine limite, dont la détermination exacte, cependant, fait l’objet de profondes divergences, comme le relève l’Imâm Nawawi r.a. dans son commentaire de ce Hadith.

A cela, j’ajouterai une troisième remarque, qui ne concerne cependant que les femmes qui sont mariées : Dans l’environnement occidental dans lequel nous vivons, où l’impudeur dominante, la tentation et l’attrait de l’illicite peuvent avoir des effets très néfastes dans les rapports de fidélité et d’amour au sein des couples musulmans, il conviendrait de considérer avec une certaine souplesse les questions qui pourraient, dans une mesure ou une autre, apporter une certaine contribution à l’amélioration des liens conjugaux. C’est avec cette perspective à l’esprit que, personnellement, j’aborde les questions telles que celle qui fait l’objet de cette présente étude actuellement, à savoir la coupe de cheveux pour la femme… Etant donné que, de nos jours, les femmes, en général, considèrent une belle coiffure comme étant un atout esthétique et un moyen d’embellissement (et que les époux, souvent, ne sont pas insensibles non plus à cela…), je crois que le fait de permettre, dans les limites cités, à la femme musulmane mariée de se couper les cheveux et d’adopter une belle coiffure pour plaire à son mari serait une attitude judicieuse.

Il reste néanmoins un point essentiel à clarifier, à savoir, s’il existe une limite distinctive entre les hommes et les femmes en ce qui concerne la longueur des cheveux ? Si oui, quelle est cette limite ? En d’autres mots, jusqu’où exactement une femme peut-elle se raccourcir les cheveux sans tomber dans l’imitation interdite avec les hommes ?

Sur les questions en rapport avec l’imitation entre personnes de sexes différents, qu’il s’agisse de la tenue vestimentaire ou autre…, en principe, ce qui est pris en considération, c’est le « ‘Ourf », c’est à dire l’usage en cours dans la société. Ainsi, en principe toujours, à partir du moment où une femme raccourcit ses cheveux de telle sorte que sa coiffure et la longueur de sa chevelure se distingue bien de celle des hommes en général, son attitude ne peut logiquement être qualifiée d’imitation.

Cependant, il faut reconnaître que si aucune limite claire n’est énoncée sur ce point, le risque de dérive et d’excès est relativement important… Et, étant donné la gravité des propos du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) concernant la masculinisation des femmes, il convient ici d’agir suivant le principe de précaution (« Al Ihtiyât ») et établir une limite à ne pas dépasser. Reste à présent à définir cette limite…

A ce sujet, en considérant qu’il est permis aux hommes d’avoir des cheveux arrivant jusqu’aux épaules, il conviendrait de désigner justement les épaules comme limite à ne pas atteindre pour les femmes dans le raccourcissement de la chevelure tombant derrière la tête. Pour ce qui est des mèches et autres coupes de cheveux pratiqués à l’avant de la tête, je ne vois personnellement pas de réserves particulières à émettre à partir du moment où la coupe en question n’est pas typiquement masculine.

A noter bien entendu que le port du voile pour se dissimuler les cheveux en présence d’hommes étrangers reste, dans tous les cas, une obligation essentielle pour la femme musulmane.

Wa Allâhou A’lam !

Et Dieu est Plus Savant !

In Kâna Sahîhan Famin Allah – Wa In Kâna Ghayra Dhâlik faminniy wa minachaytân


Notes :

1- Pour la permission à la femme de se raser la tête en cas de nécessité (suivant le principe bien connu de « La nécessité lève les interdits »), on peut se référer aux ouvrages suivants :

Ecole hambalite : « Al Moughniy » Volume 1 / Page 66

Les Dhâhérites : « Al Mouhallâ » Volume 10 / Page 75

Les hanafites : « Fatâwa Hindiyah » Volume 5 / Page 358.

2- « Et les épouses du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) coupaient une partie de leurs chevelure, au point où celle-ci devenait similaire au « wafrah ». » (ce terme arabe désigne une longueur de cheveux parvenant au niveau des oreilles ou des épaules…les avis divergent à ce sujet…) L’Imâm An Nawawi r.a., commentant ce Hadith, affirme notamment :  » (…) et il y a (dans cette Tradition) la preuve de la permission pour les femmes de réduire (« takhfîf ») les cheveux(…) ».

3- Il est à noter que Cheikh Thânwi r.a. émet une réserve par rapport à une éventuelle argumentation à partir de la phrase mentionnée dans le Hadith de Mouslim évoquant la longueur des cheveux des épouses du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam). Etant donné que les propos en question sont ceux du rapporteur du Hadith, le problème qui se pose est double :

A) Celui-ci n’affirme pas avoir constaté de visu la longueur des cheveux des épouses du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam)…

B) Comme il n’est pas un proche parent (« Mahram ») de chacune des épouses du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), il doit donc tenir cette appréciation de quelqu’un d’autre… quelqu’un dont on ne connaît pas l’identité et dont le rapport peut être remis en question… Il est également possible, avance Cheikh Thânwi r.a., qu’il ne s’agit là que d’une simple estimation de la longueur des cheveux de la part du narrateur, qui ne reflète pas forcément la réalité…

Par rapport à ces éléments avancés par Cheikh Thânwi r.a., je voudrai juste préciser qu’il y a un Hadith dans le Mousnad Abou ‘Ouwânah, rapportée par une chaîne de transmission quasi-identique que celle du Sahîh Mouslim (il y a juste un narrateur de plus, Abdoullâh Ibné Ahmad Ibné Hambal r.a., le fils de l’illustre juriste ; celui-ci est, à ma connaissance, considéré comme un narrateur fiable) dans lesquels des propos similaires que ceux mentionnés dans le Hadith sus-cité de Mouslim sont tenus par Aïcha (radhia Allâhou anha) elle-même (Volume 1 / Page 248).


Une commission réunionnaise de recherche sur le Droit Musulman (Fiqh), composée de quelques « Âlims » locaux, s’est réunie le 7 Juin 2001 pour discuter sur le caractère licite ou non de la coupe des cheveux pour la femme musulmane. Après étude, elle est parvenue à l’unanimité à la conclusion suivante :

Il est permis (« Moubâh ») pour la femme musulmane de se couper les cheveux à condition que ceux-ci restent au moins assez longs pour dépasser ses épaules de façon notable.

Rappel : La chevelure féminine fait partie de ce que la femme musulmane doit obligatoirement recouvrir devant tout homme qui n’est pas son mari ni son « Mahram » (« Mahram » : Toute personne avec qui le mariage est interdit pour toujours.)